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> histoire > La guerre éclate
28 mai 190. L ’occupation de la Belgique
Les troupes allemandes envahissent la Belgique, territoire neutre, le 10 mai
1940.
La défaite survient après 18 jours de campagne, le gouvernement est contraint de capituler sans condition, le Roi se constitue prisonnier de guerre et le gouvernement belge décide de s’exiler à Londres pour continuer la lutte. Le pouvoir nazi s’installe.

Bruxelles après l’invasion du 10 mai 1940.
Le drapeau nazi flotte au Palais royal de Laeken (© Central Press LTD)
Un gouvernement militaire, dirigé par le Général Von Falkenhausen, se met en place. Son rôle : assurer la gestion des affaires courantes et veiller au respect de l’ordre.
L’armée allemande administre le pays occupé, en passant ses ordres aux administrations belges. Les notables du pays ne se rallient pas à l’Ordre nouveau, mais pratiquent une politique de présence et de moindre mal.
Les mouvements d’ordre nouveau, les anciens partis d’extrême droite, nationalistes flamands et rexistes francophones, seuls autorisés, soutiennent l’occupant et ses services, mais ils sont minoritaires dans le pays occupé.
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Le fort de Breendonk
Parallèlement, la répression est confiée à la responsabilité de la police SS, qui ouvrira très vite le camp de détention de Breendonk, réservé aux détenus réputés “dangereux”, trafiquants, commerçants au noir, réfractaires au travail, communistes, résistants, prisonniers politiques et jusqu’à l’ouverture du camp de rassemblement de Malines, aux Juifs ayant violé certaines ordonnances. En 1941, on compte 400 détenus, dont la moitié sont des Juifs.

Entrée du fort de Breendonk, camp de la police S.S. (© NM Breendonk)
Le camp, dirigé par Philipp Schmitt, est désormais connu comme “l’Enfer de Breendonk”. Il y fait régner la terreur à l’aide de son berger allemand et d’un détachement de SS flamands. Le régime de Breendonk est comparable à celui d’un camp de concentration. Les détenus sont soumis à une discipline de fer, un régime de famine, des sévices, tant moraux que physiques. C’est détenu juif, Julius Tann alias Nathan, qui sera la première victime de Breendonk.
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Persécution des Juifs
Dès les premiers mois de l’occupation en Belgique, les nazis y échafaudent une persécution systématique des juifs. Elle se déroulera en deux phases. Au cours de la première, de 1940 à 1942, une kyrielle de mesures administratives aura pour effet d’exclure les juifs du tissu social. La seconde phase commence par la création, en juillet 1942, dans la caserne Dossin, du “Sammellager”, camp de rassemblement. Cette seconde phase ne prendra fin qu’avec la Libération, en 1944. Au cours de cette seconde phase, les juifs sont arrêtés, passent par la caserne Dossin avant d’être déportés vers l’Europe de l’Est pour y être assassinés dans les camps d’extermination.

Le Général VON FALKENHAUSEN,
Commandant militaire pour la Belgique
et le Nord de la France
(© SOMA).
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